Schorbure noire de la pomme de terre : une maladie du sol insidieuse qui réduit le rendement et la qualité des tubercules


L’application de programmes d’engrais adaptés, l’irrigation correcte et un soin rigoureux des cultures de pommes de terre ne garantissent pas toujours un rendement satisfaisant pour de nombreux producteurs. La gale noire de la pomme de terre est une maladie du sol souvent négligée jusqu’à la récolte, lorsque la pourriture des germes, la gale commune et d’autres pathologies posent de sérieux problèmes. Le premier signe repéré par les agriculteurs est généralement une levée faible, des peuplements irréguliers ou un retard de croissance des plants au champ ; toutefois, le véritable problème n’apparaît qu’avec l’apparition de taches noires sur les tubercules récoltés. Ces taches entraînent des pertes commerciales en raison de leur couleur foncée et altèrent également la qualité des pommes de terre destinées au stockage et à la semence.

La gale noire de la pomme de terre est souvent confondue avec d’autres maladies et carences, car ses symptômes apparaissent tôt mais se manifestent dans le sol. Rhizoctonia solani attaque les jeunes pousses ou les tiges situées sous la surface avant que les plantes n’atteignent la maturité. En conséquence, les systèmes racinaires sont peu développés, les plantes absorbent moins de nutriments, et la taille des tubercules diminue au fil de la saison. Une découverte récente concerne la manière de traiter le problème causé par le champignon Rhizoctonia solani, qui peut s’étendre à grande échelle. Par conséquent, de plus en plus de producteurs de pommes de terre s’intéressent aux traitements organiques des semences, en raison des bénéfices en termes de fertilité du sol et d’une meilleure levée des semis.

 De multiples pommes de terre rouges infectées par la gale noire

 

Une compréhension de la véritable nature de la gale noire dans les champs de pommes de terre

La principale difficulté liée à Rhizoctonia solani tient au fait qu’il demeure invisible dans le sol et, dans les tubercules infectés, au moins pendant un certain temps. De nombreux agriculteurs ignorent qu’ils transmettent la maladie d’une saison à l’autre en utilisant des plants de pomme de terre infectés, qui paraissent sains à l’œil nu. Lorsqu’ils sont cultivés dans un sol frais et humide, l’activité fongique se manifeste et l’infection peut atteindre les germes avant qu’ils ne percent la surface du sol. C’est pourquoi la gale noire tend à être plus fréquente dans les parcelles de pomme de terre présentant un mauvais drainage ou dans celles où l’on cultive des pommes de terre chaque année.

Les symptômes de la mauvaise tenue des plants et/ou de la tache noire de la pomme de terre ne sont généralement pas détectés par la plupart des producteurs avant la récolte. Contrairement aux maladies bactériennes, l’élimination du champignon devient difficile une fois que les sols sont contaminés et que le pathogène se maintient dans les résidus de culture et la matière organique. Étant donné qu’une infection entraîne une perte de rendement, les recherches sur le traitement du champignon Rhizoctonia solani s’orientent de plus en plus vers une gestion préventive à la ferme, plutôt que vers une approche curative menée tardivement au cours de la saison. Afin de réduire la pression d’infection et d’assurer la productivité des cultures de pomme de terre, il est essentiel de bien comprendre le cycle de la maladie, ainsi que ses modes de survie et de propagation.

 

Signes précoces sur le terrain que les agriculteurs ne devraient jamais ignorer

Il est essentiel de détecter précocement les symptômes du mildiou noir de la pomme de terre afin de mettre en œuvre des mesures de gestion adaptées avant que des pertes de rendement importantes ne surviennent. Certains agriculteurs surveillent attentivement leurs parcelles pour repérer, peu après le semis, divers signes tels qu’une levée inégale, des germes faibles, des tiges éclaircies et une croissance ralentie des plants. En raison de l’infection, les plantes peuvent être rabougies, l’attaque du champignon sur les tiges souterraines entraînant un rétrécissement de la croissance racinaire. Lorsque des chancrets se développent sur les tubercules, la résistance des tiges s’en trouve diminuée, ce qui se traduit par une réduction du nombre de tubercules.

Les masses fongiques noires et dures (croûtes) qui se forment à la surface du tubercule lors de la récolte constituent l’un des symptômes les plus évidents de l’infection par la gale noire de la pomme de terre. Il s’agit de structures de survie propres à Rhizoctonia solani ; bien que leur aspect soit similaire à celui de la terre, elles ne se lavent pas facilement. Ces deux signes sont souvent confondus avec ceux d’une mauvaise nutrition ou d’une qualité médiocre des plants, ce qui entraîne une prise en charge insuffisante. C’est pourquoi on observe un intérêt croissant pour les traitements organiques des semences de pomme de terre, chez les producteurs souhaitant bénéficier d’une protection précoce contre les infections présentes dans le sol et obtenir une culture établie de manière naturelle.

 Tubercule de pomme de terre présentant une large lésion fongique sombre due à la maladie causée par Rhizoctonia solani

 

Comment la gale noire de la pomme de terre se propage-t-elle rapidement dans le sol et par les plants de pommes de terre ?

La quantité de Rhizoctonia solani présente dans les parcelles de pommes de terre est fortement influencée par les conditions de plantation et la qualité des semences. L’une des principales voies d’introduction de la maladie — des semences infectées — dans des champs indemnes est le matériel végétal contaminé. Le champignon se propage dans le sol par contact avec des semences infectées et atteint les plants voisins dès les premiers stades de croissance. Il se développe dans les sols humides, lorsque l’humidité est excessive, dans les parcelles compactées et en présence de sols froids.

 Tubercule de pomme de terre sévèrement infecté présentant des lésions de la gale noire

La lutte chimique contre la gale noire de la pomme de terre est largement répandue et pratiquée par de nombreux agriculteurs ; toutefois, si les conditions favorables à la maladie persistent, la pression pathogène peut rester élevée. Un drainage insuffisant et la culture successive de pommes de terre d’une année sur l’autre peuvent prolonger la survie du champignon dans le sol, rendant la maîtrise de la maladie plus difficile d’année en année. Les fongicides appliqués au semis peuvent contribuer à réduire le risque d’infection initiale, mais ils ne permettent qu’une protection partielle en cas d’infestation très sévère. Les producteurs ayant déjà subi plusieurs épisodes de gale noire sont désormais attentifs à diminuer la persistance du champignon dans le sol grâce à d’autres pratiques améliorées de gestion des sols, à une bonne hygiène des parcelles et à la rotation des cultures.

 

Pourquoi les programmes traditionnels d’application de fongicides échouent parfois dans les champs de pommes de terre

De nombreux producteurs investissent massivement dans des programmes de gestion des maladies reposant sur des produits chimiques, mais constatent que les résultats sont difficilement réguliers. Un problème majeur est que les meilleurs fongicides destinés au traitement des semences de pomme de terre ne sont efficaces qu’en application de contact lors des premières opérations de plantation et n’assurent pas un contrôle durable lorsque les conditions environnementales favorisent le développement des champignons. Malgré l’application de fongicides, la maladie risque de réapparaître si les sols sont lourds, si les conditions sont humides et si la pomme de terre est cultivée en rotation continue.

Les résultats sont parfois incohérents dans les essais menés par des producteurs de pommes de terre à la recherche des fongicides de traitement des semences les plus efficaces, une situation liée à la diminution de l’efficacité de ces produits chimiques sous une forte pression pathogène. Par ailleurs, ces mêmes produits risquent de ne plus fonctionner de manière optimale à l’avenir, notamment en raison d’une utilisation répétée au fil du temps. Dans ce contexte, les agriculteurs commencent à reconnaître que les programmes exclusivement chimiques de lutte contre la gale noire de la pomme de terre ne permettent pas d’assurer un contrôle durable de cette maladie. La gestion intégrée de la culture de la pomme de terre est une approche dont l’importance ne cesse de croître, contribuant à la maîtrise des conditions du sol, ainsi qu’à la survie et à la biologie des champignons responsables.

 

Les agriculteurs sont peu incités sur le plan économique à recourir aux traitements biologiques des semences.

En conséquence, les méthodes biologiques sont désormais utilisées pour lutter contre les maladies de la pomme de terre et améliorer la santé des sols, et elles gagnent en popularité auprès des producteurs. De nombreux agriculteurs s’interrogent sur les traitements biologiques des semences disponibles pour la pomme de terre, qui favorisent les micro-organismes du sol sans nuire aux organismes bénéfiques présents dans le sol. Les traitements biologiques ne se substituent pas aux traitements chimiques : ils ne suscitent pas une compétition microbienne intense au niveau de la zone entourant la graine, mais ils y contribuent tout de même.

L’utilisation de traitements modernes à base de semences biologiques pour la pomme de terre peut favoriser l’accumulation de glutathion grâce à une microflore améliorée autour des germes et des tubercules. Ces agents pathogènes interagissent avec les champignons phytopathogènes, contribuent à leur suppression et renforcent l’établissement précoce des racines. Les méthodes biologiques de lutte contre la gale noire de la pomme de terre se traduisent généralement par une meilleure levée, un meilleur développement du système racinaire et une vigueur accrue au stade initial de croissance de la culture. Au-delà de la protection contre les maladies, ces approches biologiques participent à la durabilité des sols en préservant la diversité microbienne et en évitant le recours à de multiples applications de produits chimiques.

 

Comment BIOCOAT aide-t-il les agriculteurs à conserver naturellement les tubercules de pomme de terre ?

Comment traiter le champignon Rhizoctonia solani ? Traitement des semences de pomme de terre BIOCOAT est désormais utilisé par de nombreux producteurs de pommes de terre dans le cadre de leur programme de gestion préventive des maladies. Les produits biologiques qui renforcent la protection des semences en stimulant le système immunitaire des plantes suscitent l’intérêt des agriculteurs à la recherche de solutions viables pour traiter le champignon Rhizoctonia solani, sans recourir aux produits chimiques de synthèse. BIOCOAT est un mélange biologique contenant des micro-organismes bénéfiques qui adhèrent à la surface du tubercule de semence ainsi qu’à l’environnement entourant le tubercule et les racines.

 Traitement biologique des semences de pomme de terre BIOCOAT pour lutter contre la gale noire de la pomme de terre

Ces bactéries bénéfiques forment une couche de protection, réduisent la croissance fongique et favorisent une germination saine ainsi qu’un bon développement racinaire. Forts d’une expérience d’environ vingt ans dans le traitement biologique des semences de pommes de terre, les producteurs signalent souvent un meilleur établissement des plants, un meilleur développement racinaire et une moindre incidence des maladies au cours de la saison de culture. Les traitements biologiques des semences, tels que BIOCOAT pour les pommes de terre, peuvent constituer une solution efficace lorsque les agriculteurs souhaitent recourir à des traitements biologiques adaptés aux pommes de terre, non seulement pour prévenir les maladies mais aussi pour améliorer la biologie du sol. Cette forme de protection biologique permet de diminuer le risque d’infection dès le début de la saison et d’optimiser la croissance des plantes tout au long de celle-ci.

 

Élaboration d’un plan durable de lutte contre la gale noire afin d’améliorer les rendements des pommes de terre

L’accompagnement de tout succès dans la lutte contre la gale noire de la pomme de terre doit s’appuyer sur d’autres stratégies de gestion. Les agriculteurs qui maîtrisent efficacement cette maladie recourent généralement à une combinaison de pratiques, afin d’élaborer une stratégie intégrée appliquée à l’ensemble de la parcelle. La gestion précoce de la gale noire commence par l’utilisation de semences certifiées indemnes de la maladie, la rotation des cultures, un bon drainage et un semis réalisé dans des conditions pédoclimatiques appropriées. Le maintien d’une humidité adéquate du sol, ainsi que l’évitement de sites de plantation trop froids ou compactés, permettent de réduire considérablement la pression de la maladie.

Alors que les producteurs recherchent des solutions « à long terme » pour traiter le champignon Rhizoctonia solani, une combinaison de produits biologiques et de meilleures pratiques agronomiques devient de plus en plus courante. La rotation des cultures permet de réduire la présence du champignon dans le sol, tandis qu’une fertilisation équilibrée et une meilleure propreté générale des parcelles favorisent une croissance plus vigoureuse des plantes. Le meilleur fongicide utilisé pour le traitement des semences de pomme de terre demeure un procédé largement adopté par de nombreux agriculteurs, mais il est désormais associé à des méthodes d’origine biologique afin d’assurer une protection plus durable. Grâce à un plan de gestion intégré, la persistance des maladies au fil du temps s’en trouve atténuée, la santé des sols s’améliore, l’établissement des cultures est renforcé et les rendements en pommes de terre progressent saison après saison.

 

Référence :

  • Chaudhary, Sorabh, et al. « La tache noire de la pomme de terre : éclairages sur la biologie, le diagnostic, la détection, l’interaction hôte-pathogène et les stratégies de gestion. » Tropical Plant Pathology 49.2 (2024) : 169-192.
  • Sharma, Sanjeev, et al. « Maladies du sol et des tubercules de la pomme de terre ». Approches pour l’amélioration de la culture de la pomme de terre et la gestion des stress. Singapour : Springer Nature Singapore, 2024. p. 179-231.

 

 

 

 

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André Brossard

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J'ai un vignoble aux Iles-de-la-Madeleine, quebec et je cherche effectivement une solution durable pour contrer la pourriture noire. Je vais voir à utiliser le thricoderma harzianun sur mes 8000 ceps

Traoré

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2026-07-13 14:15

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J'ai besoin de BTI pour traiter le problème de palu

1

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2026-06-01 11:24

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Lutte contre le charançon de la patate douce par des solutions biologiques et des pratiques de gestion agricole

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